Coyotus Erudicus

Coyotus Erudicus

Le travail des peaux

Une "rue" d'ateliers de tannerie

 

Les peaux d'animaux ont servi à l'homme depuis qu'il est sur terre, d'abord pour s'abriter, puis pour se vêtir. Cependant, dans les premiers temps, les peaux étaient seulement fumées et séchées ; elles se dégradaient donc vite. L'une des fonctions du tannage est de rendre la peau imputrescible.

Les peaux étaient d'abord stockées dans du sel, et la première étape du travail consistait à les laver afin de les débarrasser du sel, et de les ramollir.

Venait ensuite le pelanage, qui consistait à tremper les peaux dans un bain de chaux afin de faciliter la chute des poils.

Le drayeur prend ensuite le relais pour enlever les résidus de chair et les impuretés de la peau à l'aide d'un boutoir, lame à deux manches. Les poils sont également ôtés ; ils serviront de bourre pour le bourrelier.

La peau est ensuite nettoyée à l'aide de la lunette à parer (outil en forme de disque), tranchante à l'extérieur.

Les peaux sont ensuite tannées, c'est-à-dire qu'on les fait tremper parfois plusieurs mois dans des cuves remplies de "tanin", extrait de tan obtenu à partir de l'écorce de chêne broyée.

Par après, dès l'époque industrielle, les cuves seront remplacées par d'énormes tonneaux rotatifs motorisés, appelés foulons.

Les peaux subiront ensuite différents traitements spécifiques (teinture, nourrissage, déridage, séchage) ; c'est la travail du corroyeur.

Le finissage viendra ensuite compléter le corroyage ; il y a d'abord le palissonage (étirement pour donner de la souplesse), le ponçage et la pigmentation.

De nos jours, le travail manuel des peaux est encore très vivace en Afrique du nord.

 

Cuves de teinture au Maroc



30/01/2009
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