Coyotus Erudicus

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Les vivandiers

Dès le Moyen-Âge, le vivandier était un civil qui suivait un régiment ou une troupe et qui se chargeait des provisions qu'il vendait et distribuait aux militaires.

Les vivandiers devaient installer leur échoppe ( une charrette, souvent bâchée, tirée par des chevaux ) à l'arrière des troupes, mais juste devant l'emplacement réservé aux officiers.

Il arrivait également que les soldats lui confient le transport des tentes, moyennant quoi, celles-ci lui restaient en propriété à la fin de la campagne.

En France, ce n'est qu'en 1551 que la fonction a été « reconnue » dans une ordonnance où on trouve le terme de cantinier.

Le métier a été exercé en majorité par des femmes, lesquelles se chargeaient des repas et, pour quelques sous, de l'entretien des vêtements militaires.

Elles portaient le titre de vivandières-blanchisseuses.

 

Vers 1620, de nouvelles ordonnances ont réglé tout ce qui touchait à l'approvisionnement des troupes en campagne et ainsi officialisé la fonction de cantinier.

Vers 1690, les vivandiers ont été intégrés dans les casernes et places fortes et dispensés de « l'octroi », droit de péage que les villes étaient autorisées à lever sur les denrées qui entraient dans leur enceinte et dont elles affectaient le produit au budget municipal.

 

La fonction, hors des places fortes, était risquée, car lors des combats, tout vivandier capturé n'avait aucun secours à attendre de l'armée et devait assurer lui-même le paiement éventuel de la rançon demandée pour sa libération.

 

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Plaque

 

napoleon-armee-vivandiere

 

 

 

 

 



27/02/2009
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