Coyotus Erudicus

Coyotus Erudicus

Le cordier

Jusqu'au début du XXième siècle, le cordier reste un artisan de village qui travaille à l'extérieur (par nécessité de place), mais à l'abri de la pluie qui influe sur la qualité des cordages. Sa production est destinée essentiellement au monde agricole, mais aussi aux autres artisans, tous consommateurs d'au moins un type de ficelle ou de corde

Le peignage : Après avoir acheté, roui et broyé son chanvre, le cordier utilise différents peignes aux dents plus ou moins longues et écartées (aussi appelés serans). Le plus grossier sert à débarrasser le chanvre des débris ligneux (c'est le teillage), le plus fin sert à séparer les fibres en fils très fins (c'est le peignage).

Vient ensuite le filage. Le cordier attachait un écheveau de son peignon au croc relié a la grande roue par un fil de coton... un aide actionnait la manivelle plus ou moins vite selon la grosseur de fil désiré.... le cordier tendait l'amorce du fil en formation tout en contrôlant la grosseur d'une main, et en l'approvisionnant en filasse avec l'autre main

Il reculait au fur et à mesure que le fil s'allongeait et ne pouvait se fier qu'à son doigté !.

La dernière étape consiste à réunir les fils et à les tordre ensemble pour faire des cordes. Ce travail peut s'effectuer sur le rouet pour les petits diamètres. Pour les tailles plus importantes, on utilise un chariot. Le principe, qui est toujours le même, consiste à réunir plusieurs fils, par torsion, pour produire un toron, puis plusieurs torons pour obtenir une corde. La corde terminée est enduite d'une solution de colle et d'eau.



27/01/2009
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