Coyotus Erudicus

Coyotus Erudicus

Le postillon

Les dictionnaires donnent la définition habituelle suivante du mot « postillon » : autrefois, conducteur des chevaux d'une voiture de poste.

Cependant,le travail du postillon ne se limitait pas à cette seule fonction.

Il a d'abord servi de guide au voyageur qui louait un cheval de selle (le bidet) au maître de poste.

Par la suite, le postillon de relais a été chargé d'accompagner les voyageurs entre deux relais, généralement distants de 16 Km, puis, après un repos, de ramener les chevaux avec ou sans autres voyageurs.

C'est lui qui réglait l'allure des chevaux, et, en cas d'urgence, il pouvait accélérer le train moyennant le paiement d'un « double poste ». Il pouvait accompagner six chevaux, ce qui était le maximum estimé pour pouvoir les ramener au pas en cas d'absence de voyageurs.

 

Le postillon faisait aussi office de commissionnaire. Il voyageait alors seul afin de délivrer un message ou un colis

 

Le postillon pouvait être encore un palefrenier, dont le travail consistait à entretenir et soigner les chevaux, lorsqu'un propriétaire de voiture hippomobile louait ses services.

En effet, dans les sociétés aisées, les bonnes manières imposaient des types de voitures et d'équipages très spécifiques, demandant des cochers et des postillons.

Ainsi, une calèche attelée « à la d'Aumont » était tirée par quatre chevaux, deux à deux, le cheval de gauche étant monté par un postillon.

 

Parfois, plusieurs postillons travaillaient de concert

On appelait attelage en poste tout attelage mené par un ou plusieurs postillons.

Un attelage en « demi-poste » était réservé aux grandes diligences du XIXe siècle, qui nécessitaient souvent la présence simultanée d'un cocher et d'un postillon.

Dans ce cas particulier, le postillon était le subalterne du cocher.

Le postillon n'était pas assis sur la diligence, mais montait le cheval de gauche attaché auprès de la voiture.

Il devait ainsi passer de longues heures à cheval, par tous les temps.

Afin d'être bien tenu en selle, de grandes bottes de cuir bouilli, fixées aux flancs du cheval, lui maintenaient fermement les jambes.

Chaque compagnie de diligences possédait déjà un « logo » et des livrées particulières pour ses postillons.

 

Le postillon utilisait un cor de poste (ou cor de postillon) afin de prévenir le relais de son arrivée, d'avertir de son passage dans les endroits dangereux et, la nuit, de demander l'ouverture des portes de villes.

Les voitures des postes actuelles portent toujours ce logo représentant le cor du postillon.

 

L'avènement des véhicules automobiles a bien sûr fait disparaître ce métier, et les postes actuelles assurent le transport du courrier et des colis de bien d'autres façons ( train, bateau, avion, camions et camionnettes… )

 



18/02/2009
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