Coyotus Erudicus

Coyotus Erudicus

Le riveteur

Au 19ème siècle, et encore au début du 20ème , les riveteurs à chaud travaillaient à l’aide d’outils manuels, sans aide pneumatique ou mécanique.

Le travail devait se pratiquer en équipe de trois hommes.

Un premier chauffait le rivet au rouge, et l’introduisait dans le trou prévu à cet effet.

Un second ouvrier maintenait alors le pied du rivet à l’aide d’un outil appelé « tas », tandis que le troisième équipier se tenait à l’opposé et martelait la tête du rivet, en lui donnant sa forme grâce à une bouterolle.

Il arrivait que les rivets soient si volumineux, que deux hommes devaient maintenir le pied avec le tas.

Toute la difficulté consistait à fixer le rivet en six secondes, car le métal refroidissait vite.

Pour le rivetage de longs tuyaux, un danger supplémentaire existait : en effet, le « chauffeur » devait lancer le rivet dans le tuyau où son collègue devait le maintenir.

Cet homme devait donc attraper le rivet, l’introduire dans le trou et placer son tas,... le tout sans se brûler et à une vitesse permettant encore le martelage.

L’adresse du chauffeur-lanceur était primordiale, ceci afin d'éviter que le rivet brûlant ne se déplace en spirale dans le tuyau.

Le marteau pneumatique a remplacé le maillet et la bouterolle.

A titre informatif, la Tour Eiffel a été assemblée à l’aide de 2 millions 500 mille rivets.

 



12/05/2009
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